Acheter d'occasion sans se tromper
Un chariot d'occasion bien choisi rend le même service qu'un neuf pour la moitié du prix. Mal choisi, il devient un gouffre. La différence tient à une check-list — la voici, celle que nos techniciens appliquent avant chaque mise en vente.
Publié le 24 juin 2026 · Lecture 5 min

Les heures, oui — mais lesquelles ?
Le compteur horaire est le kilométrage du chariot : en dessous de 6 000 h, une machine bien entretenue a de la réserve ; au-delà de 10 000 h, tout dépend de l'historique. Mais méfiez-vous du compteur seul : 2 000 h en environnement corrosif valent 8 000 h en entrepôt sec. Croisez toujours avec l'usure visible (marches, volant, pédales : une usure incohérente avec le compteur doit alerter) et, idéalement, avec le carnet d'entretien.
Le mât et l'hydraulique : là où ça coûte cher
Mât déployé au maximum : les galets ne doivent ni claquer ni accrocher, la montée doit être fluide et régulière. Charge levée, moteur coupé : le tablier ne doit pas redescendre visiblement en quelques minutes — sinon, fuite interne des vérins. Inspectez flexibles (craquelures, suintements) et vérins (rayures de tige, fuites aux joints). Une reprise de mât ou d'hydraulique se chiffre vite en dizaines de milliers de dirhams : c'est le poste n°1 des mauvaises surprises.
Batterie et moteur : le test en conditions réelles
Sur un électrique, la batterie fait le prix : exigez sa date de mise en service et si possible un test de capacité — une batterie plomb en fin de vie, c'est parfois 30 % de la valeur de la machine à réinvestir. Sur un thermique : démarrage à froid, couleur des fumées (bleues = huile, noires persistantes = injection), régime stable, pas de claquement. Dans tous les cas, essayez la machine en charge, pas à vide : levage, translation, freinage, direction.
Fourches, freins, pneus : la sécurité d'abord
Épaisseur du talon de fourche : une usure de 10 % impose le remplacement. Fissures : rédhibitoires. Freinage : rectiligne, sans à-coups. Pneus ou bandages : une usure irrégulière peut trahir un problème de châssis. Vérifiez enfin la plaque de charge : lisible, cohérente avec la configuration réelle (mât, tablier, accessoires) — c'est une obligation, pas un détail.
La vraie question : qui a préparé la machine ?
Entre un chariot « vendu en l'état » et un chariot importé, rénové, contrôlé point par point et garanti, l'écart de prix est faible — l'écart de risque est immense. Chez AFRIMULTI, chaque chariot d'occasion passe un contrôle multi-points (moteur, mât, hydraulique, freinage, batterie) avant livraison, et part avec une garantie. Vous hésitez encore entre occasion et location ? Notre guide louer ou acheter pose la grille de décision, et notre équipe chiffre les deux scénarios sur simple demande.
On vous répond
Selon l'âge, les heures et l'état : de 30 à 60 % du prix du neuf pour une machine récente contrôlée. Un prix anormalement bas cache presque toujours un poste de reprise coûteux.
Oui : chaque machine est contrôlée point par point avant livraison et vendue avec garantie.
Oui, et nous le recommandons : essai en charge sur notre parc ou démonstration, avec nos techniciens.